À LA UNE CHANSONS CIRQUE EN SCÈNE

Ce que nous dit Alegría, la musique du Cirque du Soleil

Le Cirque du Soleil, québécois à l’origine et, depuis, universel, a planté son chapiteau dans les grandes villes d’Europe. En cet hiver 2025-2026, ils offrent l’intemporel et stratosphérique spectacle « Alegría » créé en 1994 par le québécois Guy Laliberté et par le metteur en scène italien Franco Dragone, et réinventé en 2019. L’original, l’un des plus aimés du public, a bourlingué sur toutes les scènes du monde et conquis plus de 14 millions de spectateurs dans 255 villes et 40 pays, jusqu’à son interruption en 2013 avant d’être repris en 2019 dans une nouvelle version, « Alegría, un nouveau jour », à la fois proche et renouvelée, avec des acrobaties toujours plus époustouflantes, vue depuis par 3 millions de fidèles, dans 14 villes, 6 pays, et ce n’est pas fini. Pendant 125 minutes, sur les musiques originales de René Duperé, 54 artistes et 65 personnels de tournée nous transportent littéralement dans un autre monde. Le thème : « Au cœur d’un royaume qui a perdu son roi, Alegría est témoin de la lutte de pouvoir entre l’ordre ancien et la jeunesse en quête d’espoir et de renouveau ». Un couplet éternel…

Ils s’installent toujours aux portes des villes, à l’intérieur, il n’y aurait pas assez place. « Dans la plaine, les baladins… », comme chantait Montand dans la balade de Guillaume Apollinaire. Les saltimbanques ont besoin des friches pour laisser toute la place à leur démesure. Pendant longtemps, à Paris, ils ont été vers Boulogne, sur l’île Seguin abandonnée par Renault. Cet hiver, 66 jours, sur l’île des impressionnistes à Chatou. Et puis, ils iront à Münich, auf der Theresienwiese, là où se tient la grande Oktoberfest, puis à Düsseldorf, dans le quartier des verriers (Glassmacherviertel), et encore à Valence, à la Feria de Navid. Mais, où que l’on se trouve sur la planète, quand on passe la bâche qui ouvre la tente du Cirque du Soleil, on change de monde, on retombe en enfance. Tout est si grand, tout va si vite, on est pris, bousculé, emporté par tant de lumières, de vitesse, de couleurs, toute la technique et la virtuosité de ces artistes circassiens qui condensent chaque soir sur scène une vie entière d’efforts et de travail. On prend tout, les couleurs, les sons, le rire, la peur, la tendresse. On ne peut pas tout garder. La musique file. On n’a pas vraiment le temps d’écouter que, déjà, c’est fini, et on repart, les yeux emplis d’étoiles.

Mais, la musique d’Alegría, donnée comme un cadeau, regalo, n’a pas fini de nous accompagner, concentré d’énergie, de révolte, de vertige, de tendresse et d’espoir. Depuis sa création, elle est devenue la bande sonore la plus célèbre du Cirque du Soleil, avec l’hymne « Alegria » et son album réorchestré nommé pour un Grammy en 1995.

« Alegría a une place à part dans le cœur, l’esprit et l’âme de toutes celles et de tous ceux qui ont travaillé à sa création, hier comme aujourd’hui. Nous rendons hommage aux rêveurs qui voient au-delà des obstacles, vont à contre-courant pour surmonter les défis, et se relèvent lorsqu’ils trébuchent. Cette histoire nous dit que le changement n’est pas une option, mais bien une nécessité», explique  Jean-Guy Legault, le metteur en scène d’Un nouveau Jour.

Et c’est d’ailleurs incroyable de réaliser que, sur cette scène univers, 54 artistes venus de 18 pays (Argentine, Allemagne, Bélarus, Brésil, Canada, Chine, Croatie, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Mongolie, Royaume-Uni, Russie, Samoa, Suisse, Ukraine, Venezuela) se retrouvent pour donner le meilleur dans une forme d’harmonie.

Steffi Canelli, la chanteuse en blanc et Cassia Raquel, la chanteuse en noir

La musique composée, il y a déjà trente ans par René Dupéré, la porte toujours avec la même vigueur, la même fraîcheur intacte comme une pierre de lumière. « Au cirque, me disait un jour Alexandre Romanes, on peut avoir peur pour les artistes, mais tant que la musique est à côté d’eux, eux n’ont peur de rien. » Là, c’était la voix de Dhelia Romanes qui accompagnait la troupe. Pour le cirque du soleil, à l’origine, la voix de Francesca Francone laissait une empreinte indélébile, avec son grain, sa déchirure, à la manière d’une Edith Piaf bercée par les vents du grand fleuve Saint-Laurent. C’était la lumière mise à nu. Cette première version a défini le vocabulaire musical du Cirque du Soleil tissée de genre et d’inspirations venues des quatre coins du monde. Musique métisse, elle mêlait les langues connues, espagnol, italien, anglais, français à la langue imaginaire du Cirque du Soleil. Elle unissait le jazz, le pop, le klezmer, le tango, le symphonique et le burlesque, avec une pointe plus marquée peut-être vers les influences slaves.

« La tonalité mineure domine et pourtant le spectacle raconte la joie. »

« La Musique demeure comme un personnage du spectacle, explique Francis Jalbert, le responsable des relations publiques pour Alegria. La tonalité mineure domine et pourtant le spectacle raconte la joie. »

Pour le spectacle, la trame sonore est jouée en live par cinq musiciens : un claviériste (chef d’orchestre), une accordéoniste, une violoncelliste, un batteur et un bassiste. Et les deux chanteuses principales, la Chanteuse en blanc (soprano) et la Chanteuse en noir (mezzo), qui interprètent les chansons du spectacle. L’accordéon – instrument prédominant dans la production originale – est intimement lié aux péripéties des Clowns.

Pour comprendre comment Alegría nous galvanise, nous charme et nous envoûte pour toujours, Doña Musique revisite les numéros des artistes accompagnés de leur chanson, histoire de pouvoir retourner souvent par la pensée habiter un peu mieux ce monde où semblent vivre les paroles du sage Nahman de Bratslav : « Le monde entier est un pont très étroit, l’essentiel est de ne pas avoir peur du tout ! » et aussi « Rien ne libère autant que la joie. » Alegría !

Voilà, le spectacle commence ! À l’heure pile, non, quelques minutes avant – parce qu’au cirque, comme dans la vie, il faut toujours anticiper – les clowns Pablo Bermejo et Thiago Andreuccetti sont déjà là avec leurs perruques en forme de crête d’oiseau. Ils sont le Fil Bleu qui nous accompagne toute la soirée. Il y a aussi monsieur Fleur, ce fou chantant qui ne sait pas très bien où il va. Dans ses divagations, il aperçoit un genre de manche, une grande tige, comme une fleur, comme un balai, ou comme un sceptre, abandonné. Il le touche et, le maladroit, il l’arrache. Le voici roi, c’était le signe du pouvoir pour les aristocrates, des personnages tout grimés, tout fardés, tout chargés de faux nez, de faux seins, de faux culs, avec des costumes tout élimés et effilochés. Ils lui font allégeance dans une première époustouflante sarabande. Comme tous les autres, ce numéro d’Acro pôles requiert une grande virtuosité et précision de la part des artistes. Sans oublier la synchronicité et solidarité, car pour réaliser ces sauts, de perche en perche, et ces échafaudages humains,  la parade est essentielle. La chanson Mirko les accompagne comme un appel – Rhiamveràhm -, une fanfare d’entrée où les voix des chanteuses  Steffi et Cassia se mêlent à l’accordéon et aux cuivres, dans un tempo enlevé. Dans la première version de 1994, cette mélodie arrivait plus tard et plus lentement, dans une version plus argentine, avec la grosse caisse, l’hélicon et la voix de Francesca.

Les hommes bleus s’enfuient derrière le grand trône aux insignes de salamandre et voici qu’arrive le premier Bronx. Dans le langage du cirque du soleil, les Bronx sont des rebelles, vêtus de de filets de hockey ou de badminton, transformés et intégrés à leurs costumes. Leurs visages sont marqués des cicatrices de la vie et de la lumière de l’espoir. Quelle mission attend le premier (le rennais, Ghislain Ramage, seul français de la troupe) ! D’autres Bronx lui passent cette roue gigantesque qui pourrait être un instrument de torture – elle pèse environ 16 kilos – mais qui, entre ses bras, devient l’emblème de la transformation. Il l’apprivoise, il l’amadoue afin qu’elle lui prête, elle-même sa force et lui permette de s’en libérer pour se hisser plus haut. Il devient ainsi, tel l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci, le symbole de la recherche d’un idéal d’équilibre. Kalandero est sa chanson. L’orchestration, plus rythmée de 1994  a fait place à une ambiance plus spatiale et mystique, sans chœurs et avec plus de métal  et des sons plus gutturaux pour scander dans la langue du cirque du Soleil : « Uma cosê rú, Uma cosê rú lá,  Uma cosê rú lááá, Mari marrari, Mari mazô, Mari má cadí, Ma ca vá. »

Et revoici les clowns, ils se rencontrent pour la première fois, peut-être. Une banale querelle dégénère en duel. Heureusement, le rire l’emporte. Et la Musique revient avec deux anges. Sur leur plexus solaire rayonne l’étoile qui les désigne comme des êtres de lumière humains mais sur leurs lumineux costumes blancs portent encore les cicatrices de leur vie sur terre. La technique, la difficulté, le risque et la beauté de ce duo de trapèze synchronisé coupe le souffle. Elles semblent si simple, au premier coup d’œil, ces « balançoires » qui oscillent dans l’air, à presque vingt mètres du sol, aux confins du chapiteau et voici que les artistes, Nicolai Kuntz (Allemagne) et Giulia Scamarcia (Italy) exécutent des vrilles, des saltos, simplement suspendus par les chevilles à la si petite barre du trapèze. «  Peut-être le public va ressentir des frissons, mais j’aimerais qu’il ressente aussi la légèreté et le plaisir de faire cela », sourit Giulia. La chanson est un vrai poème, elle s’appelle Querer. C’est une leçon de vie, un hymne à l’humanité composé par René Dupéré.

Ecoutons les paroles :  QUERER dentro del corazon, sin pudor, sin razon, con el fuego de la pasion. Querer sin mirar hacia tras, atra vez del ojos, siempre et todavian AMAR para poder luchas contra el viento y volar Descubrir la belleza del mar. Querer Y poder compartir Nuestra sed de vivir El regalo que nos da el amor. Es la vida

Querer Entre cielo y mar Sin fuerza de gravedad Sentimiento de libertad. Querer Sin jamas esperar Dar solo para dar Siempre y todavía más. Querer Dentro del corazón Sin pudor, sin razón Con el fuego de la pasión Y volar

En 1994, Francesca Gagnon chantait comme sur un fil accompagnée par deux solos d’accordéon et de la guitare sur un rythme de tango. Cette fois, la voix de Steffi  Canelli s’élève seule dans les airs, fragile et cristalline, rejoint les acrobates et accentue encore l’effet d’espace, de sidération.

Querer, Amar, Volar… Vouloir, Aimer, Voler, on aimerait pleurer, de joie, mais pas le temps, déjà les clowns reviennent avec la Parade. C’est une sorte d’interlude où les Aristocrates accompagnés par l’orchestre défilent sur le devant de la scène. L’occasion de saluer et applaudir les musiciens avant d’être repris par les rythmes tribaux de la Danse du Feu. Venu des îles Samoa, Falaniko Solomona Penesa ramène de ses terres ancestrales cet art traditionnel, il jongle avec le feu, il devient le feu transcendé par l’air de Cerceaux et par la batterie d’Anthony Prochilo. Lui est le maître de musique à la manœuvre avec ses percussions installées derrière le grand rideau de scène. Son Beat énorme emplit tout le chapiteau.

Retour des clowns. Tout commence par une parade, parodie d’un sacre qui se transforme en séparation, comme souvent dans la vie, pour pas grand chose, pour un geste qu’on n’a pas fait, un mot qu’on n’a pas dit, … Heureusement, le pauvre exilé ne marche pas seul, l’accordéoniste l’accompagne, adoucit l’épreuve. Car même dans la solitude la plus glacée, il faut toujours garder l’espérance. Elle naît de peu de choses aussi, en fait, un sachet en papier, une vieille malle et le lien gardé avec l’ami qui permet l’appel, l’espoir. La scène rappelle à ceux qui l’ont connu la poésie de Slava Polunin, l’inventeur du Slava’s Snowshow qui a fait le tour du monde. « Il était, raconte Francis Jalbert, le créateurs des numéros de clown de la version originale d’Alegria en 1994. Le numéro de clown avec la tempête est une version modernisée du numéro original; Slava étant toujours le créateur de ce numéro spécifique. »

Il faut bien une pause pour se remettre de cette tourmente où la neige, le vent ont tout envoyé balader. Vient le moment de la chanson emblématique de l’album, éponyme du spectacle : Alegría. Elle résume toute la pensée des créateurs et elle porte le sublime numéro de sangles aériennes. Un couple formé par un Bronx et une Ange, signes du changement, émerge de la tempête et s’envole dans les airs porté par la chanson-thème. Ils s’unissent, s’éloignent, s’enlacent, s’embrassent, retenus l’un à l’autre par la seule attraction de leurs bras et de leurs âmes.

Les paroles disent tout :  « Alegría, come un lampo di vita : Alegría, come un passo gridar ; Alegría del delittuoso grido, Belle ruggente pena seren, come la rabbia di amar. Alegría Come un assalto di gioia, Alegría, I see a spark of life shining.  Alegría, I hear a young minstrel sing. Alegría Beautiful roaring scream of joy and sorrow. So extreme. There is a love in me raging. Alegría, a joyous, magical feeling. Como un asalto de Felicidad.

Désormais, le ciel est dégagé, reste à nettoyer la terre. Pour cela, pas d’ange, mais de l’huile de coude et… des musiciens. Sur la musique guillerette de Jeux d’enfants, les deux clowns Pablo et Thiago entreprennent un grand ménage de la scène. Il faut du courage et de la Musique, bien sûr ! Cela ira plus vite et tout le monde participera, c’est promis ! Nous n’avons pas encore fini notre voyage au pays des rêves. Voici que reviennent les Cerceaux animés par l’artiste Yan « Joann » Zhuang. Elle s’en pare, les fait tournoyer autour d’elle et se libère de leurs entraves. Les Bronx sont désormais libres. Ils vont pouvoir tournoyer dans les airs dans un incroyable numéro de Powertrack où treize acrobates font vibrer l’espace avec des sauts flamboyants emportés par les montées vertigineuses des musiques Irna et Valsapena.

Ne perdons pas le fil de l’histoire, le fou ne peut plus conserver son pouvoir, ni les aristocrates. Le sceptre va changer de main. Et c’est justement le moment où le duo féminin de Daria Kalinina et Natalia Saitseva (Russie) entre en scène. Leur numéro est redoutable. Dans le cercle de lumière, elles jouent et exécutent à la perfection des portés et des équilibres soutenus par la chanson Vai Vedrai. Dans celle-ci, Francesca Gagnon excellait, bousculée par les basses syncopées de l’orchestre à la manière du ballet Roméo et Juliette de Serguei Prokofiev. L’accordéon et la scie musicale emmenaient parfois les auditeurs sur les chemins détournés de Nino Rota dans les films de Federico Fellini. En trente ans, la chanson a évolué. Pour succéder à Francesca, la voix de Steffi  s’élève seule dans les airs, fragile et cristalline, rejoint les acrobates. Le saxophone d’origine a cédé la place au violoncelle porté par la violoncelliste américaine, Bika Blasko. Vai Vedrai laisse les syncopes, les chœurs et les synthétiseurs pour plus un son plus enveloppant, plus lounge ou deep house.

Steffi, Cassia et le piano reviennent annoncer le grand numéro final, la libération des esprits où les anges illumineront le ciel portés par deux Bronx qui ont conquis le ciel. Dans ce grand ballet aérien, tellement spectaculaire qu’il est difficile à mettre en image, tout est possible. Écoutons juste les paroles de Valsajoïa et d’Alegría de René Dupéré, unies, elles disent l’ineffable :

Ligero y libre como un tul, Un velo en el cielo azul
Divino y calmo, sobre el mar, Volando el pájaro es un rey
Sus ojos miran el mundo triste, Su alma llora de compasión
La bella soledad

Légère et douce à en pleurer, L’ivresse de pouvoir s’envoler
Diamants de lune sur l’eau qui dort, C’est ton chemin de conquistador

Tes yeux ne voient que le bleu du ciel, La terre a posé des chaînes à tes ailes
La terre a posé des chaînes à tes ailes Pour te garder près d’elle.

Comme disait, Franco Dragone en 1994 : « Qu’Alegría devienne cri de ralliement pour tous ceux d’entre nous qui ont encore une voix ». 32 ans plus tard, la roue a tourné mais Alegría est plus que jamais brûlant, envoûtant et inspirant. Et nous, comme disait le poète, les lumières peuvent s’éteindre, le théâtre peut s’arrêter de battre, tant que nous aurons la musique, nous n’aurons jamais peur.

PRATIQUE :

Alegría est sur l’île des Impressionistes à Chatou, du 20 novembre au 25 janvier, puis à Münich en Allemagne, du 5 février au 15 mars, auf der Theresienwiese, à Dusseldorf, Gerresheim Glasmacherviertel, du 26 mars au 3 mai, et à Valence, en Espagne, à la Feria de Navidad, du 22 mai au 14 juin.

54 artistes venus de 18 pays sur scène

L’orchestre :
Chanteuse en blanc : Steffi Cannelli (États-Unis)
Chanteuse en noir : Cassia Raquel (Brésil)

Chef d’orchestre, basse : Jean-Bertrand Carbou (France/Canada)
Batterie, percussions : Anthony Prochilo (États-Unis)
Violoncelle, voix : Bika Blasko (Croatie)
Clavier : Joe Starr (Royaune Uni)
Accordéon : Sara Formoso Fabregas (Espagne)

Les artistes :
Acro pôles : Vladimir Agafonov (Russie), Arthur Avakian (Russie), Anton Mozgovoi (Russie), Sydney Brown (Canada), Zara Mclean (Royaume Uni), Marina Moskalenko (Russie/États-Unis), Dmitry Murashev (Russie), Konstantin Kolbin (Russie), Vladyslav Morozov (Ukraine), Evgeny Mitin (Russie), Anatolli Volf (Russie), Erlan Ibraev (Russie), Alexey Rybakov (Russie)
Roue Cyr : Ghislain Ramage (France)
Le duel (Clowns) Pablo Bermejo (Espagne), Thiago Andreuccetti (Brésil)
Duo Trapèze Synchronisé : Nicolai Kuntz (Allemagne), Giulia Scamarcia (Italy)
Danse du feu : Falaniko Solomona Penesa (Samoa)
La tempête (Clowns) : Pablo Bermejo (Espagne), Thiago Andreuccetti (Brésil)
Sangles aériennes : Yulia Makeeva (Russie,États-Unis), Alexey Turchenko (Russie, États-Unis)
Le nettoyage (Clowns)
Cerceaux : Yan ‘’Joann’’ Zhuang (Chine)
Powertrack : Alexander Bezyulev (Russie), Thomas Chilvers (Danemark), Elias Green (Danemark), Vincent Lavoie (Canada), Zara Mclean (Royaume Uni), Marina Moskalenko (Russie/États-Unis), Sydney Brown (Canada), Adam Matthiessen (Danemark), Kaitlin Laferty (Royaume Uni), Mikhail Manin (Russie), Théo Fournex (France), Paige Clarke (United Kingdom), Boris Samsonov (Russie)
Trapèze volant : Gamal Tuniziani (Venezuela), Alexandre Atta (Brésil), Kate Redmon (États-Unis), Fabio Farfan (Brésil), Geilson Santana (Brésil), Luiz Felipe Tavares (Brésil), Dandino
Tuniziani (Venezuela), Julio Cezar (Brésil), Patricia Kuwai (Brésil), Brian Nunez Rios (Argentine), Maksym Semiankiv (Ukraine), Dayna Thompson (États-Unis)

Personnages
Monsieur Fleur : Bohdan Zavalishyn (Ukraine)
Nymphes : Daria Kalinina (Russie), Natalia Zaitseva (Russie)
Aristocrates : Zara Mclean (Royaume Uni), Yan ‘’Joann’’ Zhuang (Chine), Vincent Lavoie (Canada),
Elias Green (Danemark), Marina Moskalenko (Russie/États-Unis), Alexander Bezyulev (Russie)

Photos : Andy Paradise, Anne-Marie Forcker, Madeleine Amiel-Jourdaa

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